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voici un havre pour vous, qui êtes en quête perpétuelle de la sagèsse. j'espère que vous vous y trouverez.   

Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 17:54

Mystérieuse, majestueuse, grandiose, une perle qui, sur des  falaises imposantes, comme des bras ouverts, embrasse la mer et accueille ses visiteurs avec son sourire éternel; affable, chaleureuse, hospitalière et obligeante comme elle l' était  à travers son histoire; aventuriers, réfugiés, savants et voyageurs abordèrent depuis toujours ses rivages, en quête de sensations fortes, de plaisirs, en quête de paix, de quiétude et de sérénité. Safi est ce havre d'amour et de lumière dont les âmes pures et rebelles ne se sont jamais déseperés  d'en atteindre les rivages: terre d'accueil, terre d'asile; ville cosmopolite: modèle de cœxistence, d'entente et de tolérance; elle a vu l'installation sur son sol de divers peuples venant de tous les horizons,  ainsi contribuèrent-ils  à l'enrichissement de la ville, dans un climat de symbiose et de bon voisinage. Terre de légendes et de mythes, terre de symboles et d’images, terre de romance et de poésie. 

 

 

 

 

 

Elle est fière, elle est  libre, elle est  transcendante; elle te marque, elle te cisèle, elle te façonne comme on façonne une pierre précieuse. Asfi est ton amour, Asfi est ta devise, Asfi est ton identité, Asfi est ton passeport dans le monde; un safiot n'est jamais déraciné, un safiot n'est jamais étranger, un safiot n'est jamais seul parce qu'il la porte toujours dans son coeur, dans sa mémoire; dans la douleur elle est réconfortante, elle est consolatrice, elle est chérissante. Dans le rêve elle est ta muse, elle est ton inspiratrice, c'est un tableau, c'est un chef-d'oeuvre, c'est un joyaux magique.

Elle mérite encore et toujours le détour 

 

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 16:42

J’aimerais parler aujourd'hui de quelqu'un de très cher  qui  s'est éteint mais, quoi qu'il nous ait quitté,  sa mémoire est  toujours vivante. C’était la personne que j'aimais le plus au monde, et que j'aime encore le plus. Sa disparition est une  perte tragique, cruelle, qui a laissé une fissure  irrémédiable dans mon âme mais,  quand cette douleur atroce de la séparation  me ronge le coeur,  c'est à travers ses souvenirs que je trouve soutient, réconfort et consolation.

 

 

 

 

Loin de ces sentiments émotionnels et affectifs, je me sens le devoir moral et spirituel d'évoquer la mémoire de cette personne exceptionnelle, qui était pour moi,  à la foi, le père, le frère et l'ami. C’était un homme robuste, de taille moyenne. Je me rappelle avec bonheur de son visage, si splendide, si charment, d'une blancheur hâlée, de ses grands yeux marrons qui brillaient d'une étincelle magique, ses sourcils arqués lui donnaient un aplomb et  une assurance méditerranéenne.  Il avait un  regard vif et tendre à la fois, son  visage était carré avec  de  petites oreilles, une  bouche moyenne avec des dents éclatantes de blancheur, son nez droit et son menton sublime dégageaient un air de noblesse et de fierté, son sourire radieux et envoûtant,  émanant d'une âme pure et cristalline, laisse décliner son côté joyeux, gai et bon viveur.

 

 

 

     Il était édifiant juste et intègre, d’une bravoure et d’une ardeur unique. Sa foi en DIEU lui donnait force et courage; il ne se plaignait jamais, même dans les moments  les plus pénibles; connaissant les  vicissitudes, les ruines, les afflictions et l’infortune, il était inébranlable, portant ses principes avec constance et  persévérance, Il a su garder sa dignité jusqu’à la fin de ses jours. C’était quelqu’un  d’altruiste, de généreux et de modeste ; sa main était toujours tendue vers l’autre, il donnait ce qu’il possédait et ce qu’il ne possédait pas. Sa patience était exemplaire ; il n’a jamais contesté son sort. La joie  des autres était son bonheur, la souffrance des autres était son malheur. Il était bon jusqu’à en être débonnaire, et obstiné dans la bonté jusqu’àen être dictateur. Son zèle et sa ferveur étaient celles d’un janséniste, et sa tolérance etait celle d’un déiste.  

 

 

 

     C’était quelqu’un de grande culture, il était éclectique, encyclopédique dans sa connaissance; à la fois fqih et scholastique,  esprit libre et ouvert. Il adorait  la lecture, les émissions culturels et historiques. Il  aimait le sport et surtout  les matchs de  football. Sa passion était la nature et les grandes étendues, il allait régulièrement au bord de la mer pour pêcher. Il aimait la bonne cuisine, lui-même en préparait de délicieux tagines, il était un vrai chef en ceux  de poissons. Quoi qu’il ait été frugal et tempérant il avait la grande joie de vivre. Il aimait partager tout ce qu’il avait  même son bonheur. Sa maison était toujours ouverte pour les amis et la famille. C’était un homme, un humain, un humaniste, c’était lui.

 

 

 

     J’avais la chance,  le plaisir et le bonheur de côtoyer cet homme et de le connaître  pendant plus de vingt ans jusqu’à son décès survenu brusquement le 5mai 2004. C’était  pour moi  la fin d’une époque et le début d’une autre. J’ai dû assumer, accepter la réalité, la perte, une perte, sa perte ; la perte d’un être d'une personne, d’un homme.

 

 

C’était lui, c’était mon PERE.

 

 

Que DIEU ait ton âme.          

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /Avr /2007 19:14

                                                                                                                                             

 

 

 

 

 

 

 

La mort selon Gibran à travers les yeux d'Almoustapha ou l'homme qui voulait être prophète.

 

  

 

 Personne ne pressentait que ce levantin, fils d'un berger montagnard allait devenir le poète arabe le plus célèbre du vingtième siècle, grâce notamment au "prophète" son  oeuvre maîtresse, écrite 1923, et qui deviendra,  après la bible, l'une des plus lues et des plus adulées.

 

Le titre du « prophète » n'est pas fortuit, le personnage d' « ALMOSTAFA » en arabe «  l'élu de DIEU » est porteur  d'un message divin, il  prêche pour la dernière fois; se munissant d'une sagesse suprême. Sa révélation est rédemptrice et salvatrice; Il veut libérer  les  âmes des chaînes de la pesanteur et de la souffrance. Dans la même volonté de rectification il va traiter le  sujet de la mort. Comment va-t-il changer la perception des gens? Comment cet ogre spectral devenient-il un moment de rachat, d'épuration et d'ascension ?

 

 

 

 

     A première vue,  la question de  la mort semble  très  délicate,  difficile à cerner, mais  le prophète sage et clairvoyant comme il est, apportera des réponses merveilleuses, dans ce qui ressemble à un acte de conjuration, il  videra ce mot de son caractère morbide et sinistre pour qu'il devienne synonyme de la vie. Le prophète va reconsidérer  la mort, selon lui, elle n'est pas ce spectre que les hommes appréhendent, loin s'en faut puisqu'elle est l'autre face de la vie, elles sont imbriquées, elles sont la même; l'une ne se voit que dans et à travers l'autre, elles sont un miroir, un prolongement réciproque. Que serait la nuit sans le jour et le jour sans la nuit ?que serait l'hivers sans le printemps et le printemps sans l'hivers ? La mort est une transe qui, dans son apothéose procure  béatitude et  félicité. La mort n'est pas un châtiment mais un moment de gratification, de courônnement et de récompense. C'est un acte de purification, d'émancipation, l'émancipation du joug et de la geôle du corps pour la délivrance à travers la dissolution et la dilatation. Elle n'est pas une fin mais une naissance, la naissance d'un homme nouveau, un homme qui, s'étant débarrassé des tares et des défauts, devient sublime pour effectuer l'acte de l'ascension.

 

 

 

     Le prophète se veut réformateur, il va remettre en cause toutes les  appréhensions illusionnistes phobiques  et fantasmagoriques sur  la mort, c'est ainsi que ces obsessions  ne relèvent-elles  que de l'incompréhension et de l'inconscience qui, avec le temps sont devenues  des préceptes et des perceptions véridiques. Loin de ces préjugées,  La mort est plus noble, elle est transcendante, selon le prophète, c'est  une eau qui lave et épure les salissures qui occultent la blancheur de l'âme. Elle n'est pas une fin mais un commencement, elle n'est pas une extinction mais une métamorphose; c'est un passage au l'au-delà, un acte  d'unisson et d'anéantissement en DIEU, c'est une conversion vers le bonheur et la joie, C'est la vie dans sa quintessence, c'est  le passage vers l'existence éternelle, 

 

 

     Avec une verve poétique, elevée a son crescendo par l'emploi d'un riche lexique allégorique et métaphorique, empreint de spiritualisme et de soufisme rappelant  Walt Whitman dans " les feuilles d'herbe", Nietzsche dans son "Ainsi parlait zarathoustra" et Ibn Arabi dans ses "Conquêtes Mecquoises", Gibran dans le texte de la mort comme dans tous les textes du "Prophète"nous dévoile les traits de sa personnalité ; à la fois romantique, humaniste et révolutionnaire; figure proue du lyrisme mystique il incarne à lui seul cette rencontre entre l'ouest et l'est. En se transposant ainsi dans le personnage de «l'élu», il se veut l'instigateur  d'un monde meilleur, un monde régi par la fraternité, la tolérance et l'amour.

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 15:31

      Après le tarhib et le tahdir, vient le rôle du targhib.  A l'instar des stars priests américains, Amr Khaled use de la manière  la plus soft et la plus attractive.

 

       Ce natif d'Alexandrie 1967, est devenu très vite un vrai phénomène de l’audiovisuel arabe et musulman. Issu d'une famille modeste, Personne ne pressentait que cet ingénieur de formation, allait devenir le plus grand téléprédicateur du monde arabe.

 

      Ayant un charisme et une personnalité  attirante, Amr Khaled va vite conquérir les coeurs de  millions de musulmans, surtout les jeunes qui, se voyait mal dans la logique conformiste et dogmatique des anciens prédicateurs,  trouveront chez lui des alternatives et des réponses à leurs attentes. Les femmes qui se sentaient dénigrées, découvriront dans ses prêches le sens d'une vraie réconciliation spirituelle.  La classe bourgeoise qui, s'auto culpabilisait,  découvrira qu'il n'y avait pas de contradiction entre la réussite sociale et la volonté d'afficher  et de  pratiquer  ses propres croyances religieuses. Il ne cesse de déclarer qu'il n'y a pas d'opposition entre Islam et modernité dans le sens oû nos sociétés sont condamnées à vivre dans ce monde dont la seule constance qui le caractérise et le changement . Ainsi prône-t-il  un développement socioculturel et économique se basant sur les constantes et les  principes islamiques. Ce renouveau,  épousant les idéo universels, se caractérisera par l'ouverture, la tolérance et une grande volonté de renouvellement. Et dans sa tentative réformiste, Amr Khaled insiste sur  la nécessité de donner la priorité au travail pédagogique et non pas à l'endoctrinement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 13:28

Dans le comble de la douleur, dans nos yeux le rose est ténèbres.  Mais, soyez sûrs, après le malheur, vienne le bonheur

 

 

 

 

 Avant,  j'étais ivre, je n'avais pas les idées claires

 

 

 

 

J’étais perdu dans un brouillard obscur qui m'a fait croire que j'étais le plus grand  damné de la terre.

 

 

 

 

Les plus  belles fleurs de la nature, les plus chancelants des éthers,

 

 

 

 

me semblaient être les plus pires des trières.

 

 

 

 

J'avais le sentiment que mon sort était irréversible, mais survint un évènement qui va me convertir au bonheur, lorsque  une nuit dans un rêve, portant une  robe en lumière, elle m'invita à vivre.

 

 

 

 

Je lui  tendit la main avec ce plaisir. Elle était belle, elle me dit avec douceur: bois la liqueur, je lui demandai: c'est quoi cette liqueur?

 

 

 

 

Elle me répondit :c'est celle de la vie, de l'amour et du bonheur .

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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