J’aimerais parler aujourd'hui, de quelqu'un de très cher qui s'est éteint, mais quoi qu'il nous ait quitté, sa mémoire est toujours vivante. C’était la personne que j'aimais le plus dans le monde, et que j'aime encore le plus. Sa disparition est une perte tragique, cruelle qui a laissé une fissure irrémédiable dans mon âme. Mais quand cette douleur atroce de la séparation me ronge le coeur, c'est à travers ses souvenirs que je trouve soutient, réconfort et consolation.
Loin de ces sentiments émotionnels et affectifs, je me sens le devoir moral et spirituel d'évoquer la mémoire de cette personne exceptionnelle, qui était pour moi, à la foi; le père, le frère et l'ami. C’était un homme robuste de taille moyenne. Je me rappelle avec bonheur de son visage, si splendide, si charment, d'une blancheur hâlée, de ses grands yeux marrons qui brillaient d'une étincelle magique, ses sourcils arqués lui donnaient un aplomb et une assurance méditerranéenne. Il avait le regard vif et tendre à la fois, son visage était carré avec de petites oreilles, une bouche moyenne avec des dents éclatantes de blancheur, son nez droit et son menton sublime, dégageaient un air de noblesse et de fierté, son sourire radieux et envoûtant, émanant d'une âme pure et cristalline, laisse décliner son côté joyeux, gai et bon viveur.
Il était édifiant juste et intègre, d’une bravoure et d’une ardeur unique. Sa foi en DIEU lui donnait force et courage, il ne se plaignait jamais, même dans les moments les plus pénibles. Connaissant les vicissitudes, les ruines, les afflictions et l’infortune, il était inébranlable, portant ses principes avec constance et persévérance, Il a su garder sa dignité jusqu’à la fin de ses jours. C’était quelqu’un d’altruiste de généreux et de modeste ; sa main était toujours tendue vers l’autre, il donnait ce qu’il possédait et ce qu’il ne possédait pas. Sa patience était exemplaire ; il n’a jamais contesté son sort. La joie des autres était son bonheur, la souffrance des autres était son malheur. Il était bon jusqu’à être débonnaire, et obstiné dans la bonté jusqu’à être dictateur. Son zèle et sa ferveur étaient celle d’un janséniste, et sa tolérance est celle d’un déiste.
C’était quelqu’un de grande culture. Il était éclectique, encyclopédique dans sa connaissance. A la fois fqih et scholastique, esprit libre et ouvert. Il adorait la lecture, les émissions culturels et historiques. Il aimait le sport et surtout voir les matchs de football. Sa passion était la nature et les grandes étendues, il allait régulièrement au bord de la mer pour pêcher. Il aimait la bonne cuisine, lui-même préparait de délicieux tagines, il était un vrai chef dans ceux de poissons. Quoi qu’il ait été frugal et tempérant il ’avait la grande joie de vivre, il aimait partager tout ce qu’il a même son bonheur. Sa maison était toujours ouverte pour les amis et la famille. C’était un homme, un humain, un humaniste, c’était lui.
J’avais la chance, le plaisir et le bonheur de côtoyer cet homme et de le connaître pendant plus de vingt ans jusqu’à son décès brusque survenu le 5mai 2004. C’était pour moi la fin d’une époque et le début d’une autre. J’ai du assumer, accepter la réalité, la perte, une perte, sa perte ; la perte d’un être d'une personne, d’un homme.
C’était lui, c’était mon PERE.
Que DIEU ait ton âme.
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