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voici un havre pour vous, qui êtes en quête perpétuelle de la sagèsse. j'espère que vous vous y trouverez.   

Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 22:18

Ouf, quel soulagement ! enfin un sujet qui donne envie d'écrire, qui laisse le champ libre à l'esprit , à l'elan du coeur , bien qu'ils aient été rongés par la tristesse et le  chagrin, par le comble de la déception et du désagrément, par le doute, et  par une éffroyable appréhension du futur. Tel était mon état lors du premier examen et avant de lire la consigne de celui-ci . j'avais l'impression d'être dans la déboire, une vraie galère. j'éprouvais des sentiments , l'un plus pire, plus atroce que les autres, alternant rancoueur et colère, regret et remords. maintenant je me sens libre, léger, pourtant ma plume est encore asséchée et le peu de mots qui en découlent sont en demi teinte. je dois dire ce que je ressens, si non ça va s'enliser.

 

 

puisque la consigne stipule de dire ce qu'on ressent à l'instant même. je vais dire ce que je ressens, ce que j'éprouve et aussi ce que je pense: je n'aime pas le système latin de l'enseignement et je pense que c'est le plus défaillant de tous les modèles européens. Basé sur la révision la mémorisation et un apprentissage quasi mécanique. Ce côté machinal et fébrile,  néglige l'aspect intuitionnel créateur et inventeur de l'esprit.

 

 

j'aimerais aussi ajouter une chose. je voudrais vous remercier monsieur pour nous avoir accordé un tel privillège, vous nous donnez l'occasion de nous exprimer, laissant libre cour à notre imagination. une vraie leçon d'ouverture . merci infiniment . maintenant je sens que la pesanteur est dégagée de sur mon coeur. et maintenant je suis libre.

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /2007 17:54

Mystérieuse, majestueuse, grandiose, une perle qui sur des  falaises imposantes, comme des bras ouverts embrassent la mer et accueillent ses visiteurs, avec son sourire éternel. Affable, chaleureuse, hospitalière et obligeante comme l' était  à travers son histoire; aventuriers, réfugiés, savants et voyageurs, ont toujours abordé ses rivages, en quête de sensations fortes, de plaisirs. En quête de paix de quiétude et de sérénité. Safi a toujours été ce havre que les âmes pures et rebelles recherchent. Terre d'accueil, terre d'asile, ville cosmopolite modèle de cœxistence d'entente et de tolérance. Elle a vu l'installation sur son sol de divers peuples venus de tous les horizons, leurs apports contribuèrent à l'enrichissement de la ville, dans un climat de symbiose et de bon voisinage. Terre de légendes et de mythes, terre de symboles et d’images, terre de romance et de poésie. 

 

 

 

 

 

Elle est fière, elle est  libre, elle est  transcendante, elle te marque, elle te cisèle elle te façonne comme on façonne une pierre précieuse. Asfi est ton amour, Asfi est ta devise, Asfi est ton identité, Asfi est ton passeport dans le monde; un safiot n'est jamais déraciné, un safiot n'est jamais étranger, un safiot n'est jamais seul, parce qu'il la porte toujours dans son coeur, dans sa mémoire. dans la douleur Elle est réconfortante, elle est consolatrice, elle est chérissante. Dans le rêve elle est ta muse, elle est ton inspiratrice, c'est un tableau, c'est un chef-d'oeuvre, c'est un joyaux magique.

Elle mérite encore et toujours le détour 

 

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 16:42

J’aimerais parler aujourd'hui, de quelqu'un de très cher  qui  s'est éteint mais, quoi qu'il nous ait quitté,  sa mémoire est  toujours vivante. C’était la personne que j'aimais le plus au monde, et que j'aime encore le plus. Sa disparition est une  perte tragique, cruelle, qui a laissé une fissure  irrémédiable dans mon âme mais,  quand cette douleur atroce de la séparation  me ronge le coeur,  c'est à travers ses souvenirs que je trouve soutient, réconfort et consolation.

 

 

 

 

Loin de ces sentiments émotionnels et affectifs, je me sens le devoir moral et spirituel d'évoquer la mémoire de cette personne exceptionnelle, qui était pour moi,  à la foi, le père, le frère et l'ami. C’était un homme robuste de taille moyenne. Je me rappelle avec bonheur de son visage, si splendide, si charment, d'une blancheur hâlée, de ses grands yeux marrons qui brillaient d'une étincelle magique, ses sourcils arqués lui donnaient un aplomb et  une assurance méditerranéenne.  Il avait un  regard vif et tendre à la fois, son  visage était carré avec  de  petites oreilles, une  bouche moyenne avec des dents éclatantes de blancheur, son nez droit et son menton sublime dégageaient un air de noblesse et de fierté, son sourire radieux et envoûtant,  émanant d'une âme pure et cristalline, laisse décliner son côté joyeux, gai et bon viveur.

 

 

 

     Il était édifiant juste et intègre, d’une bravoure et d’une ardeur unique. Sa foi en DIEU lui donnait force et courage; il ne se plaignait jamais, même dans les moments  les plus pénibles. Connaissant les  vicissitudes, les ruines, les afflictions et l’infortune, il était inébranlable, portant ses principes avec constance et  persévérance, Il a su garder sa dignité jusqu’à la fin de ses jours. C’était quelqu’un  d’altruiste, de généreux et de modeste ; sa main était toujours tendue vers l’autre, il donnait ce qu’il possédait et ce qu’il ne possédait pas. Sa patience était exemplaire ; il n’a jamais contesté son sort. La joie  des autres était son bonheur, la souffrance des autres était son malheur. Il était bon jusqu’en être débonnaire, et obstiné dans la bonté jusqu’en être dictateur. Son zèle et sa ferveur étaient celle d’un janséniste, et sa tolérance etait celle d’un déiste.  

 

 

 

     C’était quelqu’un de grande culture. Il était éclectique, encyclopédique dans sa connaissance. A la fois fqih et scholastique,  esprit libre et ouvert. Il adorait  la lecture, les émissions culturels et historiques. Il  aimait le sport et surtout  les matchs de  football. Sa passion était la nature et les grandes étendues, il allait régulièrement au bord de la mer pour pêcher. Il aimait la bonne cuisine, lui-même en préparait de délicieux tagines, il était un vrai chef en ceux  de poissons. Quoi qu’il ait été frugal et tempérant il avait la grande joie de vivre. Il aimait partager tout ce qu’il a  même son bonheur. Sa maison était toujours ouverte pour les amis et la famille. C’était un homme, un humain, un humaniste, c’était lui.

 

 

 

     J’avais la chance,  le plaisir et le bonheur de côtoyer cet homme et de le connaître  pendant plus de vingt ans jusqu’à son décès survenu brusquement le 5mai 2004. C’était  pour moi  la fin d’une époque et le début d’une autre. J’ai du assumer, accepter la réalité, la perte, une perte, sa perte ; la perte d’un être d'une personne, d’un homme.

 

 

C’était lui, c’était mon PERE.

 

 

Que DIEU ait ton âme.          

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 19:14

                                                                                                                                           

 

La mort selon al Moustafa à travers les yeux de Gibran ou l'homme qui voulait être prophète.

 

  

 

 Personne ne pressentait que ce levantin, fils d'un berger montagnard, sera le poète arabe le plus célèbre du vingtième siècle, grâce notamment au "prophète" son   oeuvre maîtresse, écrite 1923. Et qui va devenir après la bible l'une des plus lues.

 

 

 

  Le titre du « prophète » n'est pas fortuit, le personnage d' « ALMOSTAFA » en arabe «  l'élu de DIEU » est porteur  d'un message divin, il va prêcher pour la dernière fois. Se munissant d'une sagesse suprême. Sa révélation est rédemptrice est salvatrice.  Il veut libérer  les  âmes des chaînes de la pesanteur et de la souffrance.

 

 

Dans la même visée de rectification il va traiter le  sujet de la mort. Comment va-t-il changer la perception des gens? Comment cet ogre spectral  va-t-il devenir un moment de rachat d'épuration et d'ascension ?

 

 

 

 A première vue,  la question de  la mort semble  très   délicate,  difficile à cerner, mais  le prophète sage et clairvoyant comme il est, apportera des réponses merveilleuses. Dans une sorte  d'acte de conjuration, il  videra ce mot de son caractère morbide horrible et sinistre pour qu'il devienne synonyme de la vie. Le prophète va reconsidérer  la mort, selon lui elle n'est pas ce spectre que les hommes appréhendent, puisqu'elle est l'autre face de la vie, elles sont imbriquées, elles sont la même. L'une ne se voit que dans et à travers l'autre, elles sont un miroir, un prolongement réciproque. Que serait la nuit sans le jour et le jour sans la nuit ?que serait l'hivers sans printemps, et le printemps sans hivers ? La mort est une transe qui dans son apothéose procure la béatitude et la félicité. La mort n'est pas un châtiment mais un moment de gratification de couronnement et de récompense. Elle est un acte de purification d'émancipation, l'émancipation du joug et de la geôle du corps, pour la délivrance, à travers la dissolution et la dilatation. Elle n'est pas une fin mais une naissance, la naissance d'un homme nouveau, un homme qui étant débarrassé des tares et des défauts devient sublime pour effectuer l'acte de l'ascension.

 

 Le prophète se veut un réformateur, il va remettre en question toutes les  appréhensions illusionnistes phobiques  et fantasmagoriques sur  la mort. Selon lui Ces obsessions  ne relèvent  que de l'incompréhension et de l'inconscience qui avec le temps sont devenues  des préceptes et des perceptions véridiques. Loin de ces préjugées,  La mort est plus noble, elle est transcendante. Selon le prophète, Elle est une eau qui lave et épure les salissures qui occultent la blancheur de l'âme .Elle n'est pas une fin mais un commencement, elle n'est pas une extinction mais une métamorphose. C'est un passage au l'au-delà, un acte  d'unisson et d'anéantissement en DIEU, c'est une conversion vers le bonheur et la joie, C'est la vie dans sa quintessence, c'est  le passage vers l'existence éternelle, 

 

Avec une verve lyrique et poétique, elevée a son crescendo par l'emploi d'un riche lexique allégorique et métaphorique, empreint de spiritualisme et de mysticisme rappelant ceux de Walt Whitman dans " les feuilles d'herbe" et Ibn Arabi dans ses "conquêtes mecquoises" Gibran dans le texte de la mort comme dans tous les textes du "prophète"nous dévoile les traits de sa personnalité ; à la fois romantique humaniste et révolutionnaire. En se transposant dans le personnage de «l'élu», il se veut l'instigateur  d'un monde meilleur, un monde régi par la fraternité la tolérance et l'amour.

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /2007 15:31

  Après le tarhib et le tahdir, vient le rôle du targhib. 

 

 

 

 

 

 A l'instar des stars priests américains, Amr Khaled use de la manière  la plus soft et la plus attractive.

 

 

 

 

 

Ce natif d'Alexandrie 1967, est devenu très vite un vrai phénomène de l’audiovisuel arabe et musulman .issu d'une famille modeste, Personne ne pressentait que cet ingénieur de formation, aller devenir le plus grand téléprédicateur du monde arabe.

 

 

 

 

 

Ayant un charisme et une personnalité  attirante, Amr Khaled va vite conquérir les coeurs de  millions de musulmans, surtout les jeunes qui ayant marre du conformisme et du dogmatisme des anciens prédicateurs  trouveront chez lui des alternatives et des réponses à leurs attentes. Les femmes qui se sentaient dénigrées vont se réconcilier avec la religion.  La classe bourgeoise, qui longtemps s'auto culpabilisait,  découvrira qu'il n'y a rien de mal d'être à la fois un riche et un musulman pratiquant.

 

 

 

 

 

Déclarant qu'il n'y a pas de contradiction entre Islam et modernité, il va prôner un développement socioculturel et économique se basant sur les principes de l’islam. Ce renouveau qui épousera les idéo universels, se caractérisera par le fait qu'il soit typiquement un modernisme à l’islamique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Youssef Hachchcafe - Publié dans : alhikma
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